À la recherche du temps perdu

Je vous invite à suivre les péripéties de mes folles aventures à travers le monde... Un billet aller-simple pour Paris le 1er juillet... Date de retour inconnue!!!

lundi 12 octobre 2009

Les caves de champagne

Journée pluvieuse, nous sommes allés visiter les caves de champagne de la maison Pommery.

Pour ceux qui ne le savent pas, le champagne est une appellation d'origine contrôlée. C'est-à-dire que pour qu'un vin puisse s'appeler champagne, il doit répondre à des critères très stricts. La région autant que la conception sont prises en considération. Il faut des cépages particuliers, installer de façon particulière dans une région précise ... en Champagne.

Voici un peu l'élaboration d'un champagne. La première étape est évidemment les vendanges qui commencent habituellement à la mi-septembre. Dans plusieurs régions, cette étape est faite par des machines. Par contre, pour la Champagne, c'est obligatoirement fait à la main puisque le raisin doit arriver entier au pressoir. Après le pressurage, c'est l'étape de la fermentation malo-lactique qui dure jusqu'au début du mois de novembre. Ensuite, c'est l'assemblage des crus. Ce qu'il faut savoir c'est qu'un champagne est un assemblage de vins. Il faut donc que le chef de Cave goûte les vins et c'est lui qui décide du mélange. Il y a seulement lorsqu'il y a de très bons cépages qu'il n'y a pas de mélange et on appelle cela un champagne millésimé. Par la suite, c'est l'étape de la prise de mousse où l'on embouteille le vin après lui avoir ajouté de la levure. Cela va permettre de transformer le sucre en gaz carbonique pour donner un effet d'effervescence. C'est ensuite l'étape du vieillissement qui peut durer jusqu'à 20 ans pour un grand cru. Puis, il y a le remuage (afin de déplacer la lie près du goulot) et le dégorgement (afin de retirer la lie de la bouteille). Pour ce faire, on plonge le goulot de la bouteille dans un liquide à -28 celsius. Cela fait geler le dépôt et à l'ouverture de la bouteille, ce dernier s'expulse à l'aide de la pression. Le chef de cave rajoute un vin de dosage pour combler le manque. Puis un bouchon de liège définitif est installé. Après un autre vieillissement, la bouteille sera prête à être commercialisée.

En ce qui concerne la petite visite chez Pommery, ce sont les caves de vieillissement qu'on visitait puisque les étapes de la préparation sont cachées au public pour des raisons d'espionnage industriel... Il y a près de 25 millions de bouteilles dans un labyrinthe de 18 km de long à ... 30 mètres sous la terre. Pourquoi 30 mètres ? Parce que cela assure une température de 10 celsius et un pourcentage d'humidité de 85% et ce, jour soir nuit, été hiver automne et printemps. Ici, près de 3 millions d'euros de bouteilles (leur plus grosse aile a une valeur de 6 millions soit plus de 130 000 bouteilles).

Comme je l'ai dit un peu plus tôt, les meilleurs cépages sont utilisés afin de faire des champagnes millésimés. Pommery, qui a vu le jour en 1836, a conservé une bouteille de millésime à chaque année qu'il y en avait. J'ai donc vu un champagne de 135 ans!! On ne peut pas dire qu'il ne puisse pas être bu puisque le dépôt est encore dans la bouteille (apparemment obligatoire pour faire vieillir un champagne, c'est pourquoi un champagne acheté en magasin ne peut pas être gardé trop longtemps).

J'ai vu également diverses grosseurs de bouteilles. Sur la photo, de haut en bas, il y a la bouteille (750 mL), le magnum (1,5L), le jéroboam (3L), le mathusalem (6L) et le salmanazar (9L). Ce ne sont pas les plus grosses puisqu'il y a également un balthazar (12L), un nabuchodonosor (15L), le primat (27L) et puis le melchisédech (30L). Le salmanazar se vend pour la modique somme de 600 euros approximativement.

Puis, à la fin, il y a eu le moment de la dégustation. F'était bien booooooonnnnnnnnn hic! Gloup Gloup Gloup Gloup. Hic! BEEEEUUUUURRRRRRPPPPP

mardi 6 octobre 2009

Vive les 1er dimanche de chaque mois ?

On m'a dit que les musées nationaux de Paris sont gratuits les 1ers dimanches de chaque mois. J'en ai donc profité pour aller visiter le Louvre et le musée d'Orsay. Je me suis dit qu'en plus il n'y aurait pas beaucoup de monde. Qui prend ses vacances au mois d'octobre ? Pour mettre toutes les chances de mon côté, j'y suis allé l'après-midi; en pleine heure de sieste des personnes âgées... J'ai dû moi-même reporter la mienne. De toute façon, il doit avoir 12 musées nationaux à Paris. Le peu de touristes sera bien réparti.

J'arrive donc au Louvre et voit l'entrée principale au loin, la pyramide. Il y a plusieurs entrées possibles, mais celle-ci est de loin la plus belle; C'est aussi à ce moment que je vois la file d'attente. Elle grandit à vue d'oeil. Il y a tellement de monde qui se met en file que je n'arrive pas à rejoindre le bout. J'ai l'impression d'être un lapin qui court après la carotte attachée après lui. Par chance, l'attente n'est pas longue puisque c'est gratuit. J'ai quand même l'impression de marcher vers un camp de concentration militaire puisqu'il doit y avoir une dizaines d'employés du Louvre qui surveille la ligne en ordonnant d'avancer, de suivre la ligne. Une fois à l'intérieur, on me fouille, puis on me pointe un escalier en me disant très clairement ce qui est pointé : Stairs!! Au Louvre, les employés abordent les touristes en anglais en premier puisqu'ils ont moins de chances de se tromper. En ce qui concerne l'achalandage touristique, je me suis trompé sur toute la ligne. On m'avait bien averti en plus. Il y a toujours des touristes à Paris.

Je décide quand même de profiter du fait que c'est gratuit pour aller voir les "classiques". Je me dirige donc vers l'aile Denon au 1er étage afin de voir les peintures italiennes et espagnoles. J'arrive dans un corridor de plus de 500 mètres avec des peintures sur tout le long. Je zigzague entre les touristes marchant incroyablement lentement. Des fois j'ai l'impression qu'ils complotent contre moi en faisant une ligne sur la largeur afin d'être certain que je ne puisse pas passer.

J'arrive finalement dans une salle où il y a une centaine de personnes. Je comprends vite que je suis près de la Joconde de Leonard de Vinci. Ce qu'il faut comprendre pour ceux qui ne l'ont jamais vu en vrai, c'est qu'on ne la voit pas mieux en vrai... La phrase semble un peu paradoxale. Comment expliquer cela ? À moins d'être un joueur de football et de foncer dans le tas, il y a sans cesse une cinquantaine de touristes devant qui essayent tant bien que mal de prendre une belle photo sans flash ce qui est pratiquement impossible. Ce que j'aime bien moi, c'est de prendre en photo la foule hystérique. La moitié est chinoise ou des dérivés.
Je vais ensuite au rez-de-chaussée dans l'aile Sully, là où il y a les antiquités grecques, étrusques et romaines. Il y a beaucoup de sculptures. Je suis la foule et tombe, après plusieurs centaines de mètres parcourus, devant la Vénus de Milo. Il y a beaucoup de monde, mais bien moins qu'avec la Joconde. Ce qui est drôle dans la galerie Sully, c'est que les chinois essayent de prendre la même posture que les sculptures afin de se faire prendre en photo à côté. Il y a même un chinois qui m'a demandé de poser torse nu devant cette sculpture de Zeus tellement la réplique du torse était à s'y méprendre.


C'est ce qui mit fin à la visite du Louvre. Je suis loin d'être un professionnel de l'art, mais juste pour voir l'architecture du Louvre (qui était un ancien palais) ça vaut le petit 2 heures dans la foule. J'ai résumé les grandes lignes de ma visite parce qu'il y a plein d'oeuvre que j'ai vues qui sont apparemment connues. Il suffit de suivre les gens pour les trouver. Une en particulier qui est impressionnante est Les noces de Cana de Véronèse. Elle est devant la Joconde. Ce qui est impressionnant, c'est sa grandeur, 666 cm par 990 cm, qui en fait le plus imposant du Louvre.


Je suis allé par la suite au musée d'Orsay afin de savoir si j'ai bien fait de rester assis sur un banc il y a 12 ans environ. Pour ceux qui n'étaient pas là en 1997, je suis resté assis sur un banc, à côté d'une peinture de Claude Monet, pendant que ma mère visitait le musée. L'architecture du musée (qui était une ancienne gare) est très impressionnante également. J'ai retrouvé de peine et de misère dans les 70 salles la peinture de Monet qui s'intitule Blaue Seerosen, puis je suis parti. Je n'ai pas la patience d'attendre que les gens se tassent pour voir une peinture, surtout quand la peinture est bien normale à mes yeux.


Je suis content d'y être allé gratuitement. Évidemment, en temps normal, juste visiter le Louvre prend au moins une journée complète. Il faut choisir un art en particulier tellement c'est gros. Moi j'ai pris un après-midi pour visiter deux musées. Je ne regarde pas les oeuvres du même oeil qu'une personne ayant étudié en art.
Au revoir!

mercredi 30 septembre 2009

Transport en commun

Alors que je m'apprête à rentrer dans un pays où je vais devoir faire 9 heures d'autobus pour faire un trajet de 45 km, je goûte au réseau de trains de la France qui est incroyablement efficace.

Pour les 400 km qui séparent Nantes de Paris, le trajet a duré 2h05 tout inclus. 2h05 pour partir, atteindre une vitesse de pointe respectable, ralentir à l'approche des grandes villes, puis repartir... Faites une moyenne, j'ai rarement vu les arbres défiler aussi vite !



Les français trouvent que le train coûte un peu cher. Moi je dis qu'il n'y a rien de moins cher. Mon billet m'a coûté 36,50 euros (Et il y a des cartes qui offrent encore plus de réduction pouvant aller jusqu'à 50% de rabais comme la carte 18-25; je n'ai pas pris cette carte puisqu'elle coûte 45 euros et ce n'était pas rentable pour ma situation). Juste en essence, j'aurais payé plus pour les 400 km. J'avais oublié de le dire... Je ne sais pas où est rendu le prix de l'essence au Québec, mais ici c'est une moyenne de 1,30... euro!!!

En ce qui concerne mon prix de train, je dois préciser que mon départ était le soir, hors des heures de pointe, en 2e classe et acheté près de 3 semaines d'avance. Un billet pour le même trajet sans les "avantages" peut coûter 100 euros...

Entre se taper 1h30 de trafic pour sortir de Paris, payer le droit d'accès à l'autoroute, le rallongement en temps et faire le trajet rapidement, confortablement assis, dans un silence presque complet (TGV est très stable et très silencieux...), je pense que le choix est assez facile à faire.
De plus, les trains vont à peu près partout en Europe. Pour les trains européens, il est habituellement moins cher de prendre les avions "low cost" ou l'autobus. Pour ce dernier, il ne faut pas être serré dans le temps puisque cela peut prendre 24 heures pour faire le trajet Santiago - Rennes!! C'est pas à coté, mais 24 heures d'autobus ce n'est pas reposant!

Je me suis donc demandé pourquoi le Québec, avec ses très longues distances à parcourir, ne développait pas son réseau de trains. Imaginez faire Québec - Montréal en 1 heure!!

Je vais donc commercialier deux produits qui vont faire l'avenir du Québec : le train et les accras. Je serai l'homme le plus riche du Québec. Mon nom sera dans le dictionnaire. Je vais avoir mon visage sur les billets de 10 000$. Ma secrétaire, heu pardon, mes secrétaires m'amèneront des papiers que je signerai sans les regarder. On trouvera des billets de 100$ en fouillant dans les craques de mon divan. Je me pencherai seulement pour ramasser les billets de 1000$ dans la rue. Je serai l'homme le plus puissant du Monde... mouahahahahahaha, mouahahahahahah, MOUAHAHAHAHAHAHA

lundi 28 septembre 2009

Au revoir Bretagne!

Je vais à Nantes jusqu'au 29 septembre. Je vais tout de suite mettre une chose au clair avant d'être victime d'un attentat terroriste des séparatistes bretons extrémistes en disant que je quitte la Bretagne en allant à Nantes. Je sais qu'historiquement parlant, c'est Nantes la capitale de la Bretagne... mais c'est juste une façon de parler pour dire que, peu à peu, je retourne vers Paris. Par chance, les séparatistes bretons sont bien moins extrémistes que beaucoup d'autres comme l'E.T.A (Euskadi ta Askatasuna, "pays basque et liberté" en basque) qui a fait des attentats (explosion d'un immeuble gouvernemental) à Burgos une quinzaine de jours après notre passage. C'est spécial quand même de rentrer dans un village en Espagne et de voir des graffitis écrits par terre:

Attention touristes, vous n'êtes pas en Espagne, vous êtes en pays Basque!

Nantes est une très belle ville. Le centre-ville est propre, pratiquement uniquement piétonnier. C'est une ville que je trouve très jeune si je compare avec les autres grosses villes. La première chose que j'ai vue à Nantes, c'est cet éléphant où l'on peut se promener à une vitesse ahurissante de 0.5 km/h. À part la tour Eiffel, trouvez une chose plus inutile que ça!!
Ceci dit, je garde un très bon souvenir de la Bretagne. Il est juste dommage que j'ait pris 9 ans pour y retourner. Une chose est sûre, lorsque je reviendrai au Québec, je ramènerai une partie de la Bretagne avec moi.

Vous allez pouvoir me demander de faire du far breton, des maquereaux grillés à la moutarde de Dijon... Ne me demandez pas de kouing aman car la barre est trop haute. C'est comme demander à un peintre de peindre la Joconde.

Par contre, demandez-moi de faire des accras. Je fais une petite parenthèse pour parler des accras qui ne sont nullement bretons, mais plutôt guadeloupéens. Étant donné la préparation longue et la cuisson odorante, il est déconseillé d'en faire aux autres puisqu'il en redemandent assurément. Mais moi, je suis près à prendre ce fardeau sur mes épaules. Vous savez, je n'ai plus 20 ans, je n'ai plus la jeunesse d'avant, mais j'ai quand même acquis assez de sagesse pour prendre cette responsabilité.

Je vous écris donc quelques anecdotes qui ont marqué mon passage en Bretagne, ou qui ont marqué la Bretagne de mon passage.
C'était le soir, je mettais la table lorsque j'ai vu quelque chose de brun bouger sur mon épaule... Je regarde plus attentivement et je vois ... une araignée!!! Mais pas juste une araignée... UNE araignée! Un homme, une bête! 15 cm de large... 15 cm de large entre les yeux. On mesure les araignées entre les yeux chez ma grand-mère. Pas que je n'aime pas les insectes... mais cette fois, c'était un peu trop intime comme première approche. Donc, avec toute ma délicatesse, je la "garoche" par terre. Puis ma tante, voyant l'araignée monter sur son pied, puis se sauver dans le corridor, dit :
Ohhhhhhhhhhhhh, la belle araignée. Elle était ici bien avant moi, je ne vois pas
pourquoi je l'expatrierais!
Elle dit ensuite qu'il y a des invités qui n'aiment pas le fait qu'il y a des araignées dans la toilette extérieure. Elle leur répond :
Tu sais, l'araignée en a vu bien d'autre kékéttes avant la tienne... ce n'est
pas ça qui l'impressionne!
Ma tante Régine est probablement la personne la plus simple que je connais. Elle a été mon guide touristique, professeur de conduite pour auto manuelle, professeur de "Comment manger lentement". Guide touristique parce qu'elle est une bretonne pure laine comme on dit au Québec. Et elle connaît sa région (Côte d'Armor) extrêmement bien. Professeur de conduite parce que conduire en France n'est pas de tout repos. Il faut pédaler et mettre du charbon de temps en temps. Hihi non, pas que c'est complètement différent, mais il y a beaucoup de côtes, de rond-points et dans les villes, c'est priorité à droite... Les pancartes sont aussi assez différentes, et les passages pour piétons ne sont pas là pour rien. Dans le sens où il est important de laisser passer les piétons. C'est différent de Montréal où, si on arrête pour laisser un piéton passer, on se fait klaxonner par l'auto derrière. Je me suis quand même bien débrouillé : 5 piétons happés pour un total de 67 points. Professeur de "Comment manger lentement" parce je n'ai jamais vu une personne manger aussi lentement. Une fois, pour un déjeuner (un dîner pour vous), Régine a pris 1h30 pour manger ses moules! Elle n'aime pas y toucher, donc elle les a mangées au couteau et à la fourchette! Je l'utilisais donc comme baromètre. Cela permet de mieux apprécier ce qu'on mange. Et maintenant, c'est moi qui est le baromètre chez Gaël et Charlotte, les gens qui m'hébergent.
Et combien de fois j'ai entendu ma tante dire :
Pol, venez ! Pol, suffisez ! Pol, c'est laid, c'est très laid quand vous vous
comportez de cette façon
Pol, c'est le chien de ma tante. C'est un pinsher nain (30 cm de haut). Par contre, dans la tête de Pol, il se croit un guerrier viking immense, invulnérable, pouvant écraser toute âme lui bloquant le chemin. Il veut donc se battre avec tous les chiens mâles qu'il voit incluant Torgal. Torgal est un labrador. Mais toute une pièce, un bétail fait de muscles uniquement. Alors, il arrive, lorsque Pol jappe après Torgal qui prend sa marche avec ses maîtres, d'entendre Régine dire :

Pol, suffisez, ce n'est pas parce que vous avez des conflits avec Torgal que
vous devez insulter toute sa famille de cette façon.
Pol est quand même très gentil avec les êtres humains... C'est quand même très drôle de voir tout cela.

En retour de tout ce que ma tante m'a donné, je lui ait donné un cours d'informatique. Je dois préciser que lorsque j'y suis allé en 2000, je lui en ai donné un aussi en l'avisant qu'elle payait deux abonnements à internet quant un seul suffisait. Mon frère Guillaume lui en a donné un aussi en 2005. Son ordinateur n'a pas changé. Un bel ordinateur avec un modem téléphonique qui fait des bruits du genre "Diiiiiiiiiinnnnnnnnnnngggggggg, krchhhhhhhhhhhhhhhhhhhh diding dinnnnnngggg" avec windows 95 évidemment. J'espère quand même que cette fois-ci elle sera capable d'aller voir ses courriels et qu'elle ira assez régulièrement, mais j'ai un certain doute. Même en notant tout tout tout ce que j'ai dit (incluant le nombre de clics pour ouvrir Internet Explorer), je pense que le besoin d'aller voir ses courriels n'est pas assez important. Je la comprends un peu. Dans sa région, ils ferment les bureaux de poste. Les gens militent pour les laisser ouverts ce qui est normal puisque cela crée des emplois. Par contre, ce qu'elle dit, c'est qu'elle est la seule à recevoir encore du courrier en papier. Comment militer pour la poste, quand on reçoit tout par internet ?

Sur ce, je vous laisse sur des photos de mes visites dans la région bretonne!



lundi 14 septembre 2009

Mes dernières lectures

Bien le bonjour,
Durant mes journées de repos, j'en ai profité pour me remettre à la lecture, ce que je voulais faire depuis un bon moment. J'ai lu une dizaine de livres, mais je vous parle ici de mes best-sellers personnels qui ne sont pas nécessairement dans le bon ordre.

Maud Fontenoy - Atlantique face nord : Première féminine à la rame
Il y a deux façons de traverser l'atlantique : par le nord et par le sud. Elle l'a fait par le nord et ... à la rame! L'américaine Tori Murden a tenté, avant Maud Fontenoy, la traversée par le nord, mais abandonna. Elle a ensuite réussi la traversée par le sud et en arrivant en Guadeloupe, elle a dit : La plus haute vague que j'ai rencontrée sur ce parcours était moins haute que la plus basse que j'ai rencontré sur le nord. Vous vous imaginez! Maud Fontenoy raconte une des tempêtes qu'elle a vécue : Vent de 50 noeuds avec des vagues de 10 mètres de creux! 17 chavirages durant la nuit. Durant sa traversée, elle a fait quelques conférences de presse avec son téléphone satellite pour ses commanditaires. À sa première, ils l'ont introduite d'une façon qui explique bien son exploit : Plus de 1000 hommes ont gravi l'Everest, 12 ont marché sur la Lune et seulement 6 ont traversé l'Atlantique dans le sens Ouest-Est. Aucune femme n'a encore réussi cet exploit.
Un bon petit livre qui se lit en une journée.

Mike Horn - Conquérant de l'impossible
Ici, ce n'est plus de la rigolade. Je vous conseille fortement de lire les livres de mon best-seller. Par contre, ne lisez surtout pas Mike Horn en premier. Sinon, vous trouverez l'exploit de Maud Fontenoy un peu ordinaire, anodin et sans grande difficulté... Comment décrire Mike Horn ? Un fou! Un OST** de fou. En 1999, il a fait le tour du monde en suivant l'équateur à pied, kayak, vélo, voilier etc. 40 000 KM en solitaire (Latitude Zero). Il a été le premier à réussir ce tour du monde. Lorsqu'il est revenu, il a cherché un nouveau défi avec trois critères : quelque chose qu'il ne connaît pas, avec un niveau de difficulté au moins équivalent et surtout, que personne ne l'ait fait. Donc, il a choisi le tour du monde en suivant le cercle Arctique dans le sens horaire, c'est-à-dire contre le courant et les vents. Evidemment, en utilisant seulement son corps comme moteur, et en solitaire... C'est cette expédition qui est décrite dans Conquérant de l'impossible. Je pourrais vous énumérer tout ce qu'il a fait durant son expédition, mais je vous laisse les apprendre au fil de la lecture!

À moins que je ne sois pas à jour, il a écrit 4 livres :

Conquérant de l'impossible
Latitude Zéro
À l'école du Grand Nord (où il amène ses filles de 10 et 12 ans...)
Objectif : Pôle Nord de nuit

Malheureusement, il n'a pas écrit son expédition où il a traversé l'Amazone à la nage... 7000 km. Cela semble impossible, mais Mike Horn dit que l'on qualifie d'impossible les choses que l'on n'a pas vraiment envie de faire.

Évidemment, il faut aimer le genre "fait vécu" pour aimer ces livres. Donc, pour ceux n'aimant pas ce genre, je vous conseille de lire "Vingt mille lieues sous les mers de Jules Vernes. Ce qui est incroyable de ce livre, c'est qu'il a été écrit dans les années 1869 alors qu'il n'existait pas de sous-marin, pas de plongée sous-marine. Les fonds sous-marins étaient ce qu'il y a de plus inconnu. C'était un livre futuriste. Maintenant, il est étonnant de voir à quel point ce livre est près de notre réalité. Celui qui, en 1869, disait que Nautilus allait un jour exister était brûlé vif sur la place publique pour sorcellerie où je ne sais quelle raison.

Pour ceux qui n'aiment pas trop lire, alors je vous conseille la série Martine. Ne mettez pas trop la barre haute. Commencez par "Martine à la plage". Lisez-le une deuxième fois s'il le faut. Gardez espoir si vous ne comprenez pas toute l'histoire du premier coup. Personnellement, je vous conseille d'écrire sur papier la liste des personnages afin de ne pas trop être mêlé durant le récit rebondissant d'événements aussi extravagants les uns que les autres.

Pour les analphabètes, je vous conseille Astérix le Gaulois. En regardant les images, vous devriez comprendre assez rapidement que Panoramix a été capturé par les Romains. Vous devriez aussi comprendre avec la dernière image que tout le monde en ressort sain et sauf et que chacun peut savourer le sanglier... sauf Assurancetourix qui est attaché à un arbre comme d'habitude.

Alors, je vous laisse à vos lectures en essayant de diffuser les savoirs essentiels que j'ai acquis lors de la lecture du "Guide marabout du savoir vivre de tous les jours". Ce n'est pas parce qu'il est écrit en 1951 que le livre est démodé... Effectivement, il n'est pas rare de devoir remercier un ami par courrier suite à un envoi de gibier de sa part. Lorsque cela vous arrivera, faites-le de la façon suivante :
Vive Nemrod et l'habile chasseur qui vient jeter à mes pieds, en ce jour
d'ouverture, ses premières victimes. Le geste me ravit, la perspective
gastronomique m'enchante. Merci mon cher Jean; votre gentillesse sera
récompensée, je le souhaite, par une hécatombe de plumes et de poils tout au
long de la saison de chasses.
Mille amitiés.
C'est fou quand même ce qu'on peut retrouver dans le grenier d'une maison de 1926! Et je ne parle pas de la peau de caïman du sous-sol!

Aplus

Alexandre

mardi 8 septembre 2009

Manger, hummmmmm

J'ai parlé rapidement de l'agneau du Mont St-Michel dans le dernier sujet, mais il n'y a pas uniquement l'agneau qui est propre à la Bretagne.

Je ne sais pas trop par quoi commencer, mais étant près de la mer, je vais y aller avec les poissons et ces choses-là. J'ai mangé des poissons dont j'ignorais l'existence! J'ai mangé de la vieille, du lieu, du colineau, du cabillaud et du maquereau à la moutarde grillé sur le barbecue. J'ai mangé aussi un peu de fruits de mer. Ce n'est pas ma tasse de thé, mais bon. Je trouve juste qu'une bonne gorgée d'eau de mer a le même goût et est bien moins chère que des huîtres!!Ce qui est particulier dans les fruits de mer, c'est que pour eux, le mot crabe est générique. Il existe plusieurs sortes de crabes, tout comme les crevettes. Je ne suis pas professionnel des fruits de mer,mais quand je parle de crabe au Québec, il y a deux sortes : le gros et le petit. C'est la même chose pour les crevettes. Je suppose que les pêcheurs doivent être plus précis au Québec aussi...
J'ai quand même pu aller à la pêche aux palourdes! C'est un peu moins impressionnant que la pêche aux crabes des neiges que l'on voit à la télévision, et bien moins dangereux! Quoiqu'il faut faire attention de bien manier la cuillère... Un grain de sable dans l'oeil peut faire mal!Pour résumer la pêche, il faut y aller à marée basse et marcher dans le sable en essayant de trouver deux petits trous rapprochés. Puis, à ce moment, creuser un peu afin de ramasser la palourde. En ce qui me concerne, ce fut une pêche extraordinaire. Après le décompte, j'ai eu... une palourde ... et 6 fausses. Ce n'est pas cette journée là que je me suis intoxiqué au mercure...

Je ne peux pas parler de nourriture bretonne sans parler des crêpes bretonnes. En Bretagne, il y a autant de crêperies que de McDonald aux Etats-Unis. Chacune a sa recette, en fait son dosage des ingrédients. Vous savez, dans la vie, la contextualisation est omniprésente. Par exemple, il est normal qu'une bouteille de vin soit excellente lorsqu'elle est bue entre amis qui ne se sont pas vus depuis longtemps. La même bouteille de vin ne sera pas aussi bonne si elle est bue, seul,après avoir appris le décès d'un ami. C'est, d'après moi, ce qui explique en grande partie pourquoi nous aimons certaines musiques et d'autres moins. Donc, pour en revenir aux crêpes, je ne sais pas si c'est contextuel,mais je n'ai jamais goûté d'aussi bonnes crêpes au Québec. Prenez comme exemple la crêpe au camembert et compote de pommes que j'ai mangée devant un coucher de soleil sur le bord des remparts de St-Malo. Est-ce possible de croire qu'elle aurait été aussi bonne dans le centre-ville de Montréal ? Entre une bouffée de monoxyde de carbone et de smog ?

Maintenant, parlons un peu des desserts. Il y a les crêpes sucrées. Vous voulez une valeur sûre, choisissez pomme et caramel au beurre salé flambée au calvados! En parlant de caramel, je ne suis pas fier de moi... J'ai acheté un pot de caramel à la fleur de sel de Guérande. Je l'ai fini la même journée! Ce n'est pas énorme 200g, mais je l'avais acheté parce que j'avais fini le pot de la veille... Mon foie ne m'a pas encore pardonné...

Quelque chose de plus local, peut-être, mais certainement d'aussi bon,voire meilleur existe. C'est le Kouing Amann (Kuing aman, plusieurs façons de l'écrire). Au goût, je pourrais comparer cela avec des pêtes de soeur ... mais avec un nom un peu plus humm royal. Vous ne trouvez pas? Prononcer à voix haute pête de soeur et kouing amann... Pête de soeur fait un peu joual... Je vous envoie la recette. Ils disent que c'est pour six personnes, mais je dirais plutôt pour 2 pas trop gourmands. Je le dis le plus sérieusement possible, manger du Kouing Amann, c'est signer un contrat de 15 minutes avec Dieu. Dire qu'il y a des centaines de milliers de gens qui le cherchent à Compostelle et qu'en fait, il est simplement dans le Kouing Amann. Essayez la recette, vous serez en Bretagne pour 15 minutes.

Je dois vous laisser, j'ai un conflit à régler. Mon foie m'a envoyé une mise en demeure pour que j'arrête de manger du sucre et du beurre. Je crois bien que nous irons en arbitrage.

mardi 1 septembre 2009

La Bretagne

Bonjour,
Après quelques jours d'absentéisme, je reviens en pleine forme. Mes pieds sont complètement guéris, par contre, j'ai une sensation de pincement constant dans la cuisse droite. De plus, quand je m'accroupis, mon genou fait un bruit bizarre. Ce n'est pas douloureux, mais désagréable. Je croyais que le repos allait être suffisant pour que cela revienne comme avant. Alors, si vous avez une idée sur ce que cela pourrait être, faites-moi signe!

Maintenant, je suis en Bretagne depuis un peu plus d'une semaine peut-être ? Je ne sais pas. Je ne compte pas les jours. Je ne sais même pas quelle date nous sommes. Justement, rappelez-moi que le 14 octobre j'ai un avion à prendre à Paris. Je me tortille d'envie de vous dire la destination, mais pour garder un peu de suspense, je vais seulement vous donner un indice :
Ce n'est pas le Bangladesh! Bonne chance à tous!
Petite blague. Sérieusement, ce n'est pas le fait que je serai pris entre deux géants qui va me faire peur. Ne sont-ce pas là de très bons indices ?? (désolé, je viens de relire le code Davinci... et je suis dans ma période énigme)

Ceci dit, que fais-je en Bretagne ? Alors je vais résumer un peu ma dernière visite.

Premièrement, pour ceux qui ne le savent pas, la Bretagne est au Nord-Ouest de la France, directement sur l'océan Atlantique. Je suis à Perros Guirec qui est une petite commune (pas les mêmes communes qu'au Québec dans les années 70...) de 7500 habitants l'hiver et 35000 l'été. Ce qui est intéressant dans les petits villages, c'est le journal. Je vous écris les faits saillants de celui d'hier :
À la pétanque, Mathieu Le Manchec et Yves-Marie Gélard ont remporté le tournoi 11-13 dans la catégorie B, se classant donc pour le tournoi municipal. Félicitations à eux.
Les animateurs de la plage ont organisé un biathlon qui a eu un franc succès. Ils remercient les 4 participants.

Évidemment, j'en ait profité pour aller me baigner. Apparemment que le golfe Stream réchauffe cette région. La transparence de l'eau est splendide. Rien à voir avec celle du golfe St-Laurent. Je me suis baigné 10 minutes. Une fois sorti de l'eau, j'ai vu que la moitié des baigneurs avaient des wet suit... golfe Stream mon oeil. Le fleuve St-Laurent n'a peut-être pas la transparence de l'eau de Bretagne, mais cette dernière a sa température.


Je ne pouvais pas séjourner en Bretagne sans aller au Mont St-Michel qui se trouve à la frontière entre la Normandie et la Bretagne. Alors là, un chef-d'oeuvre architectural pour l'époque. Si on s'en tient à la légende, la construction aurait commencé en 709 alors que l'archange St-Michel visite (en rêve) Saint-Aubert pour lui dire de construire une église sur ce mont en son honneur. Il fallut 3 rêves identiques pour qu'Aubert soit convaincu. Plus de 600 ans de construction, 150 ans de restauration, 3 millions de visiteurs par année, 20 000 par jour en haute saison. Cela doit être une des rares places où il y a des bouchons de circulation... humains. Des employés doivent dire aux gens de ne pas paniquer, ne pas pousser les autres. Une chose est sûre, cela n'a pas été construit pour 3 millions de visiteurs... Il ne faut pas être agoraphobe.

Revenons-en au mont. Essayez de vous imaginer une grosse roche pyramidale de 85 mètres de hauteur avec, comme sommet, une plate-forme de 80 mètres carrés. Sur ce rocher, une abbaye a été construite avec une église au sommet, d'une longueur de 70 mètres avec une hauteur de 150 mètres. La nef en style roman et le choeur en gothique. Une démonstration de la perfection d'après le guide. Je dois dire qu'il était très passionné. Il marchait en pointant du doigt les colonnes :
Avant, il y avait de la peinture. Alors, imaginez-vous du bleu ici!!!! Imaginez vous du vert là!!!!
On dit qu'il y a seulement 15% qui est ouvert au public. Je n'ai pas de misère à y croire puisqu'il y a sans cesse des portes barrées interdites aux touristes. Apparemment qu'il y a une église souterraine.

Il y a une autre chose qui est particulière au Mont St-Michel : les marées. Elles sont considérées comme les plus grosses au monde : 15 mètres de dénivelé. On dit que la marée monte à la vitesse d'un cheval au galop (en réalité, c'est plutôt au pas de marche). À chaque année, il y a des touristes qui se font prendre par les marées... À marée basse, la mer se retire d'une vingtaine de kilomètres afin de dévoiler... ses sables mouvants. Et je parle par expérience!!
C'est grâce à ces grosses marées que l'agneau est unique au mont St-Michel. À marée haute, l'herbe est recouverte d'eau salée. À marée basse, les moutons mangent cette même herbe donnant un goût unique à leur chair. C'est une appellation d'origine contrôlée, donc très cher. J'ai mangé de l'agneau, mais ce n'était pas du pré-salé comme ils l'appellent.

On dit que 90% des visiteurs y retournent au moins une deuxième fois. Si j'y retourne, ce sera en plein milieu de janvier, pour être sûr d'être seul...

Je vous laisse donc sur des photos prises en Bretagne.

À la prochaine!

Alexandre

P.S. Avant que j'oublie, vous voyez les grosses roches près de la mer, eh bien je suis assis là au moment où j'écris ces lignes... quelle misère...)